Portrait d'artisan

La création du Zellij traditionnel

Khalid, 52 ans, est un kassar, un artisan marocain qui taille les carreaux de mosaïques en tesselles. Il fabrique dans son atelier du Souk El Haddadin à Marrakech, le Zellij traditionnel. Rencontre.

Quelles techniques utilisez-vous ?

La création du Zellij traditionnel marocain (mosaïque) est un art qui demande de l’habileté et un grand savoir-faire. Différentes techniques sont nécessaires pour le créer telles que le moulage de l’argile, le calibrage et le découpage des pièces selon les formes géométriques souhaitées par mes clients. Ensuite il y a la teinture naturelle du zellij et la cuisson des carreaux de mosaïques au four pendant 3 ou 4 heures. Entre kassar, on dit souvent que l’art du zellij est avant tout un art du feu, parce qu’il est nécessaire que les tesselles soient très solides pour faciliter la découpe et le taillage. Enfin, il fait coller les carreaux de mosaïques pour créer des formes géométriques, procurant un sentiment de méditation et de perfectionniste.

Quelles sont vos matières de prédilection ?

L’argile et la teinture naturelle.

Où trouvez-vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration dans la méditation et dans les magnifiques créations des artisans marocains, notamment celles que l’on trouve dans les grandes mosquées de la ville de Fes et de Marrakech.

C’est un travail très minutieux qui demande énormément de perfection et de précision pour réaliser les dessins géométriques. Notre métier n’est pas comme les autres, son exécution demande un grand sens du détail et une grande attention du regard.

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